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Terre Révolutionnaire par François Caron

Terre Révolutionnaire par François Caron

Terre révolutionnaire – Mexique Sud

Le taco et Bukowski, le maïs et le fusil, la tête et le corps, la poudre et le courage, la terre et la liberté; ainsi soyons nous.

El taco y Bukowski, el maíz, y el arma, la cabeza y el cuerpo, la pólvora y el coraje, tierra y libertad, así seamos nosotros.

 

Huaraches

 

« J’ai reçu des propositions [… ] pour que j’accepte un poste dans ce qu’on appelle le Gouvernement « provisoire », et le poste que l’on m’offre est celui de vice-président de la République. Avant tout je dois dire que les gouvernements me répugnent. Je suis fermement convaincu qu’il n’y a pas, qu’il n’y aura jamais de bon gouvernement [… ] Je suis un révolutionnaire et le resterai jusqu’à mon dernier soupir. Je veux être toujours aux côtés de me frères, les pauvres, pour lutter avec eux, et non du côté des riches ni des politiciens, qui sont les exploitants des pauvres. Dans les rangs du peuple travailleur je suis plus utile à l’humanité qu’assis sur un trône, entouré de laquais et de politicards.  »

Source: La révolution mexicaine de Ricardo Flores Magón Spartacus, 2004 ( p.71)

« He recibido propuestas […] para aceptar un puesto en el llamado gobierno » provisional « y la posición que se me ofrece es la de Vicepresidente de la República . En primer lugar debo decir que los gobiernos me disgustan. Creo firmemente que no hay, nunca habrá un buen gobierno […] yo soy un revolucionario y lo seré hasta mi último aliento. Yo quiero estar siempre junto a mis hermanos, los pobres, para luchar con ellos, y no de lado de los ricos o los políticos, que son los explotadores de los pobres. En las filas de los trabajadores yo soy más útil a la humanidad que sentado en un trono, rodeado de lacayos y mercenarios. « 

Fuente: La révolution mexicaine de Ricardo Flores Magón Spartacus, 2004 ( p.71)


LE FILM

Regard sur un pays où la géographie et l’histoire se retrouvent étroitement mêlées. Au Mexique, tout le monde est mexicain mais pas forcément du « même Mexique ». Les langues vernaculaires (comme le Nahuatl) nous rappellent que nous sommes sur un continent très ancien alors que le pays est très jeune. La société mexicaine est syncrétique mais pas sereine pour autant, les revendications d’appartenances territoriales étant toujours en question aujourd’hui.
Portrait d’un pays à travers ses cent dernières années, c’est-à-dire depuis la Révolution de 1910 avec la reconnaissance des peuples autochtones et la réforme agraire qui a véritablement fait naître une Nation. Le Mexique pourrait alors se figurer comme un corps dont la tête pensante serait : Ricardo Flores Magon, le bras armé : Emiliano Zapata et le ventre : les paysans.

 

UN EXTRAIT DU FILM (merci Zaradoc)

[flashvideo file=http://www.garoli.fr/blog/video/revolution.mp4 /]

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Il sera projeté dans un mois dans le festival de documentaires latino-américains en banlieue parisienne.

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L’AUTEUR

François Caron. Réalisateur. Terre Révolutionnaire ©

 

« Influencé par le réalisme magique de l’écrivain mexicain Juan Rulfo, par des films tels que « Route One/USA » de Robert Kramer, « Soy Cuba » de Mikhaïl Kalatozov (non pas dans l’idée du gigantisme formel mais dans celle de l’hommage à un peuple), ou par les expériences du groupe Medvedkine en France dans les années 70, j’ai souhaité aborder ce sujet historique par la parole et l’image des premiers concernés.
Le sujet révolutionnaire c’est imposé de lui-même au cours de l’année passée à rencontrer et à discuter avec des mexicains de toutes conditions et j’ai remarqué que cette histoire n’était pas réglée, comme si la mort (toute relative au Mexique) des principaux protagonistes avaient créé une pensée collective révolutionnaire.
Pour cela, ma première motivation ne fut pas la théorie politique proprement dite de ces années 1910-1920, mais plutôt un questionnement sur la naissance de la citoyenneté mexicaine dans un environnement amérindien très ancien, pour ne pas dire antique. J’avais le sentiment que cette Révolution était, d’une part, consécutive d’une époque coloniale où l’esprit indigène paysan avait été marginalisé et, d’autre part, le reflet d’une volonté de coexistence juste entre deux mondes. » François Caron.

LES IMAGES

 

Mamas

 

Zapata

 

Zapata

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